Pèlerinage des Chefs d’établissement – Lyon octobre 2025
« La rencontre »
Du 1er au 3 octobre 2025 les chefs d’établissement se sont réunis à Lyon pour un pèlerinage sur le thème de « La rencontre ».
Jour 1 : La Puissance de la Rencontre à Valpré
Le pèlerinage a débuté au centre de Valpré à Écully, sous le thème des « rencontres avec le Christ » avec le Père Charles Rochas. Après une matinée de travail et la prière d’ouverture , le temps fort de l’après-midi fut le témoignage éclairant de Monsieur Laurent GAY sur le thème de « la rencontre ».
Les participants ont ensuite pris un temps de méditation personnelle, suivi d’un partage commun pour approfondir la question de la rencontre personnelle avec le Christ. Les échanges se sont articulés autour de figures bibliques marquantes telles que Zachée, la Samaritaine et le jeune homme riche, illustrant comment l’amour du Seigneur nous regarde et nous interpelle personnellement . La journée s’est conclue par la célébration de la Messe.
Jour 2 : L’Art, Miroir de la Foi à Lyon
La deuxième journée fut consacrée au thème de « l’Art et la Foi » au cœur de la ville de Lyon. Après la prière et une introduction matinale , les chefs d’établissement ont eu l’opportunité de participer à une visite guidée de la majestueuse Basilique Notre-Dame de Fourvière, accompagnée par le Père Louis Menvielle.
La Basilique, « âme mariale de Lyon », est un trésor d’architecture byzantine, gothique et romane, dont les décors intérieurs (marbre blanc de Carrare, granit rose, mosaïques) témoignent de l’union de l’art et de la foi. Ce temps de découverte fut suivi par la Messe.
L’après-midi a permis d’explorer la Cathédrale Saint-Jean avec son horloge astronomique, avant de plonger dans le Musée des Beaux-Arts (Musée Saint-Pierre) pour y découvrir des peintures en lien avec la foi. Cette démarche résonnait avec les paroles du Concile Vatican II et du Pape Jean-Paul II, rappelant que « Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance » et que l’art est un chemin pour témoigner que, « dans le Christ, le monde est racheté » . La journée s’est achevée par un dîner convivial à la célèbre Brasserie Georges.
Jour 3 : Sur les Pas du Saint Curé d’Ars
Le dernier jour fut un véritable pèlerinage sur le lieu du Saint Curé, Saint Jean-Marie Vianney. La matinée a commencé au Monument de la rencontre, rappelant l’arrivée du saint dans son village. Les participants ont ensuite visionné un film sur la vie du Curé d’Ars, avant de déjeuner à La Providence.
Les visites se sont poursuivies avec la maison du Curé et le musée de cire, offrant une immersion dans la vie et la spiritualité de ce grand saint. La journée, et par la même occasion le séminaire, s’est conclue par une Messe célébrée dans la Basilique supérieure par le Curé-Recteur du Sanctuaire d’Ars Rémi Griveaux.
Ce pèlerinage a permis de renouveler la flamme et la mission des Chefs d’Établissements, sous le signe de la Miséricorde divine et de l’Amour du Christ, comme l’enseignait le Curé d’Ars : « C’est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n’en a point : elle est infinie ». Ces trois jours ont été un moment précieux de formation et de partage pour la mission éducative du Diocèse d’Avignon.
Partir en laissant l’établissement me demande toujours de faire un acte de confiance et d’humilité. En même temps, être conduite pendant 3 jours sans se soucier de rien est un véritable réconfort.
Savoir que tout est organisé soigneusement pour que chacun, à sa mesure, puisse se poser et refaire ses forces est un cadeau inestimable.
Prendre le temps de partager ensemble et d’aller à la rencontre des autres ; prendre le temps de découvrir des lieux inconnus, de s’émerveiller devant des œuvres d’art ; prendre le temps d’écouter le témoignage saisissant de Laurent Gay ; prendre le temps de suivre le Christ à travers ses propres rencontres, ont été des moments qui m’ont nourrie, élevée, questionnée.
Lorsqu’est arrivé le moment de péleriner jusqu’à Ars, à la rencontre du Saint curé, quelle joie de découvrir une vie brûlante de charité, consumée pour le bien des âmes et l’amour de Dieu.
Notre pèlerinage s’est terminé par la messe, sommet de la rencontre avec le Christ, moment de grâce qui m’a fait mesurer que chaque jour, dans mon établissement, le Christ venait lui-même nous rencontrer.
Grande est ma reconnaissance !
Ce pèlerinage avait pour thème la rencontre, et c’est bien ce qui en restera pour moi.
Tout au long de ces jours, j’ai eu l’occasion de croiser, d’écouter, d’échanger, mais aussi, d’une certaine manière, de me retrouver moi-même. J’ai été touchée par la variété des expériences que nous avons vécues, chacune apportant quelque chose de différent.
À Fourvière, j’ai particulièrement ressenti une grande paix intérieure. La beauté de la basilique, la lumière, le silence, la vue sur la ville … tout invitait à ralentir, à respirer, à se laisser habiter par le moment. C’est vraiment un lieu qui m’a marquée.
Les interventions du Père Charles Rochas et de Laurent Gay m’ont également fait réfléchir : deux approches très différentes, mais qui se complètent. L’une plus posée et méditative, l’autre plus incarnée et pleine d’espérance. Cela m’a rappelé qu’il existe bien des chemins pour rencontrer le Christ et pour vivre sa foi.
Et puis, il y a eu les temps de convivialité : les échanges spontanés, les repas partagés, les sourires, les attentions de la DDEC… Autant de petits moments simples qui donnent du sens à ce mot, “rencontre”.
En repartant, je me dis que la rencontre ne se vit pas seulement dans les grands moments, mais aussi dans ces instants ordinaires où l’on se découvre un peu plus, soi-même, et les autres.
J’ai eu la joie, avec l’équipe des chefs d’établissements du diocèse d’Avignon (établissements diocésains et congréganistes), de participer au Pèlerinage 2025 à Lyon et Ars du 1er au 3 octobre dernier.
Même si devoir laisser son établissement et le travail conséquent du quotidien est plutôt décourageant de prime abord, ces moments de ressourcements m’apparaissent à chaque fois plus que profitables pour prendre de la hauteur et faire famille.
Bien que ressentie comme parfois très dense à certains moments (la prière du Chapelet par exemple a surpris les moins initiés d’entre nous à ce type de prière collective), cette immersion culturelle et spirituelle, cultive non seulement notre esprit, mais surtout élève nos âmes (la mienne en tout cas). Des choses se passent … Merci pour ça !
Et quelle force pour un collectif, pas toujours attentif, parfois perturbé par les blagues potaches de quelques uns (c’est cela aussi un groupe), que d’être alimenté par ce type de partage et de complicité !
Le fait de se déplacer en bus tous ensemble tout au long du pèlerinage contribue également à la cohésion, c’est une évidence.
Un grand Merci à toute l’équipe de la direction Diocésaine d’Avignon pour l’organisation de ce pèlerinage, auquel je suis heureux d’avoir pu participer et qui enrichit ma mission.