Lundi de Pentecôte, en la fête de Marie, Mère de l’Eglise

Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, a expliqué que le Saint-Père avait pris la décision de célébrer Marie Mère de l’Eglise, « en considérant l’importance du mystère de la maternité spirituelle de Marie qui, dans l’attente de l’Esprit Saint à la
Pentecôte, n’a jamais cessé de prendre soin maternellement de l’Eglise pèlerine dans le temps … Si nous voulons grandir et être remplis de l’amour de Dieu, il faut planter notre vie sur trois grandes réalités : la Croix, l’Hostie et la Vierge Marie. Ce sont là trois mystères que Dieu a donnés au monde pour structurer, féconder et sanctifier notre vie intérieure, et nous conduire vers Jésus ».

Monseigneur,
Messieurs les Vicaires Généraux,
Chers amis prêtres, religieuses et religieux, diacres et consacrés,
Chers amis du Barroux, de Sénanque,
Chers amis de FMDD, du Chemin Néo-catéchuménal, des communautés religieuses du Diocèse d’Avignon,
Chers amis de Notre Dame de Vie et du Studium,
Chers amis de l’ombre et du silence,
Chers amis de l’Archevêché et du Cross-Média,
Chers Présidents d’OGEC et d’APEL,
Et vous mes chers amis chefs d’établissement, APS, membres de l’UGSEL, de la Fondation St Mathieu, du Conseil de Tutelle et de la Conférence des Tutelles, de l’APISECDA et du CODIEC
Enfin à vous « La fine équipe de la DDEC-UDOGEC »
Merci !

Le 19 mars, en la fête de Saint Joseph, j’apprenais que le Seigneur me mettait à l’épreuve.

Le 7 avril en la fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, je vous informais depuis Nantes que le cancer dont j’apprenais qu’il était tapi comme la mérule depuis au moins cinq ans nécessitait rapidement qu’on déclenchât les hostilités pour m’en débarrasser.

Le samedi Saint le Père Paco m’administrait le sacrement de l’onction des malades à Saint Agricol.

Le 14 avril était organisée une messe d’action de Grâce avec vous tous, messe présidée par Monseigneur Pontier et concélébrée avec les vicaires généraux et prêtres référents de l’Enseignement Catholique.

Belle et priante célébration ! Vous étiez présents physiquement ou par la pensée, le Christ était au milieu de nous.

Il n’y avait pas plus important, plus vrai et plus beau pour nous, Marga et moi, qu’une messe d’Action de Grâce. Nous fûmes profondément touchés par les interventions qui conclurent cette communion, par votre présence fraternelle, par votre fidélité ; et moi qui n’ai jamais reçu de quelconques médailles ou palmes de toute mon existence – à part celle de la camaraderie à Saint François-Xavier à Vannes en 1964 – le Mérite Diocésain remis par Monseigneur Pontier m’a réjoui comme un enfant que je redevenais, mais bien comme un enfant de Dieu. Au fond de moi-même, me traversa comme un éclair : tu te rends compte, L’Eglise te dit merci. Pour moi ce fut un grand signe, une bénédiction.

Je remercie l’Eglise Catholique !

Autre signe, l’icône que vous m’avez offerte. Cette icône est écrite par Philippe Lefebvre iconographe, sculpteur et peintre membre de la branche masculine de Notre Dame de Vie, qui a réalisé la Croix de l’Oratoire de la Direction Diocésaine.

Autre signe dis-je, d’abord car son écriture conçue au temps de Noël n’était alors pas une commande. Ensuite, signe que Dieu sécurisait le chemin douloureux sur lequel Il m’avait orienté , en invitant Notre-Dame priant en élevant les mains (orante), et Jésus-Christ enfant sur sa poitrine, dans un médaillon à s’installer chez nous. Enfin car il s’agit précisément de Notre Dame du Signe qui fait référence à la médiation ou Intercession de la Mère de Dieu. À sa miséricorde pour tous les hommes.

C’est sous son regard aimant que mon frère Marc a dit sa messe, la première dans notre nouvelle demeure à Sarlat, le jeudi 29 avril en la fête de Sainte Catherine de Sienne.

Merci à vous tous pour nous avoir fait don de cette Icône, du regard d’amour de Marie qui atteint dans un être, à travers l’apparence, le radieux visage du saint qu’il doit devenir, et qu’il est déjà, en ébauche ou en puissance. Regarder et créer, c’est un seul et même acte pour Dieu

L’artiste est une terrestre image du Créateur. Sa cathédrale a été d’abord un regard intérieur, créateur. Elle est ce regard devenu pierre. Même si l’exécution l’avait trahi, c’est toujours de ce premier regard que l’architecte contemplera son œuvre. Il en va ainsi de l’iconographe, du sculpteur, du peintre, du musicien, du poète.

Sous le regard de Notre Dame du Signe, notre seul regard porté sur autrui déjà a fait frémir cette âme. Elle s’éveille. Elle brise l’écorce. Elle apparait radieuse. Car notre regard d’homme, lui aussi, est regard créateur quand il est regard d’amour.

Prêtres, religieux et religieuses, consacrés, époux, épouses, pères, mères, enfants, maîtres, éducateurs, demandez à Dieu de vous donner ce regard, comme il l’a promis par Ezéchiel : « Je mettrai mon œil dans ton cœur ». Et la vie chantera au cœur de vos aimés, et ils feront l’exaltante expérience que traduit un personnage de Mauriac : « Je me rappelle ce dégel de tout mon être sous ton regard, ces émotions jaillissantes ces sources délivrées ».

En communion de prière sous le regard de Jésus-Marie-Joseph ,

Thierry AILLET